Un atelier de conte, pour donner aux jeunes le goût de se lancer dans ce genre littéraire

Muriel Bloch, l'invitée d'honneur de la 10e édition du festival interculturel « Kont anba tonèl » a animé un atelier sur l'initiation au conte les 21, 22 et 23 mars à l'Institut Français en Haïti. Sous l'égide de Foudizè Théâtre, cet atelier vise à transmettre aux jeunes l'envie de pratiquer le conte ; un genre littéraire à sauvegarder. Certains participants, issus dans le milieu universitaire œuvrant déjà dans le domaine du théâtre ; une autre discipline de l'art. D'autres avouent c'est pour la première fois qu'ils suivent une formation dans le domaine de l'art, notamment le conte. Au cours de cet atelier, la conteuse francophone, Muriel Bloch n'a pas cessé de partager ses expériences aux jeunes. Une façon pour elle de leur motiver à embrasser ce métier, s'ils en ont vraiment envie. Chacun a sa façon de transmettre son savoir. Quant à Muriel, elle opte pour la pratique. C'est sa façon d'inculquer aux jeunes des techniques pour raconter des histoires. De ce fait, l'invitée d'honneur de la 10e édition du festival « Kont anba tonèl » a insisté pour que les participants aient au moins une histoire à raconter. Et pour faire marcher sa formule avec brio, à la fin de la première journée de l'atelier, Muriel a distribué des livres de conte aux jeunes. <<Allez ! Je vous donne chacun un livre, allez connaitre l'histoire qui se trouve dedans et revenez demain pour la raconter ici dans la salle », a exigé l'animatrice de l'atelier aux participants. Et pendant les deux autres journées de l'atelier, les participants se sont mis à l'œuvre. Ces derniers racontaient des histoires et Madame Bloch se fait passer pour leur coach. Après chaque prestation d'un (e) participant (e), Muriel corrige, prodigue des conseils, émet des commentaires, et identifie les points forts et points faibles du participant concerné. En majeure partie c'était ainsi qu'elle anime l'atelier. Par ailleurs, durant toute la formation, Muriel tenait à rappeler aux jeunes, qu'il ne faut pas avoir une technique unique : « Quand vous avez l'histoire, trouvez vos mots pour la raconter. Ayez l'idée principale et préparez chaque partie de l'histoire », a-t-elle signalé. A la fin de l'atelier, la conteuse a remis quelques-uns de ses livres en guise de cadeau à certains participants et les a dédicacés pour eux. À l'unanimité, les jeunes se sont montrés satisfaits de l'atelier. Pour Michelle, étudiante finissante en communication et actrice, elle avoue grâce à cet atelier, avoir acquis des techniques pouvant la mettre sur un bon chemin pour se lancer comme conteuse. En somme, l'équipe organisatrice du festival « Kont anba tonèl » laisse une place dans la programmation du festival pour permettre aux jeunes issus de l'atelier de s'offrir en spectacle le 30 mars.

Richard Alexandre richardalexandre512@gmail.com

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