Le Compas direct en perte de Night Club et d'espaces mythiques

 



Depuis toujours le Compas direct a connu des espaces mythiques attirant la grande foule tous les week-ends. Ils marquaient tellement ce genre musical en général et les groupes en particulier, nous avons des groupes musicaux et des chansons classiques portant les noms des espaces. Nous pouvons citer, entre autres Ensemble aux calebasses (Le groupe de Nemours Jean-Baptiste), Ensemble Riviera hôtel(un groupe musical), Ensemble Ibo Lélé(Un autre groupe musical), Bébé Paramount (un tube de Tabou Combo), Palladium direct (un tube de Webert Sicot), Compas Cabane choucoune (un classique de Nemours Jean-Baptiste), l'Orchestre Casino international.

Aussi choquant que cela puisse paraître, ces espaces n'existent plus, ou ils sont mis à l'écart au profit de grands hôtels luxueux et élitistes qui n'ont rien à voir à un bal dans le vrai sens du thème.

Ces grands hôtels exigent une somme faramineuse pour leur louage. Ils sont des espaces n'ayant ni de son, ni de de lumières, encore moins de "stage". Mais ce sont eux que les promoteurs choisissent.

En raison du coût très élevé de ces hôtels, les promoteurs se trouvent dans l'obligation de fixer des prix exorbitants pour les bals et les autres activités culturelles. La dépense pour un bal (consommation incluse) c'est le salaire mensuel de certaines gens de la petite classe. De jour en jour le clou s'enfonce davantage.

Ils ne sont que cinq hôtels dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince qui sont toujours le théâtre de tous les grands événements. Ne pas choisir l'un d'entre eux pour organiser son activité c'est courir des risques. Du fait que leurs espaces ne soient nullement appropriés pour ces événements, les dépenses sortent toujours des bornes. À nos yeux, c'est une bizarrerie de voir un bal qui se fait sur la cour, au bord de la piscine ou dans une salle de conférence.

Pour avoir accès à ces hôtels dans le but d'organiser une activité, il faut un montant fort élevé pour seulement l'espace; un autre coût exorbitant pour le "stage"; pour le son et les lumières, c'est une autre gentille somme. Les gens modestes ne peuvent plus danser le Compas direct qui fut créé sur une place publique.

Si autrefois tout le monde pouvait s'offrir le plaisir d'aller dans des activités culturelles, de nos jours elles sont réservées pour les grands dépensiers.

Nous avons une liste (non exhaustive) des espaces mythiques et Night club qu'il y a eus dans la zone métropolitaine dans les années 1960, 1970 jusqu'à 1980. Certains d'entre eux existent encore, d'autres s'ajoutent, mais ils ne sont plus jamais l'espace idéal pour les bals.


Port-au-Prince
Casino international
Ciné Capitol
Ciné El Dorado
Ciné Lido
Ciné Rex Théâtre
Ciné Olympia
Bar de l'ère
C'est mon étoile
Ciné Sénégal
Ciné Stadium
Ciné paramount
Club camaraderie
Magic ciné
Hôtel beau Rivage
Parc des palmistes
Pigalle Night club
Vert Galant Night club
Ciné Palace
Prince Night club

Pétion-Ville
Bacoulou Night club
Djoumbala Night club
Cabane Choucoune
Hôtel El Rancho
Les Régi's
Club international
Bananier Night club
Rétrofoli's
Hôtel Ibo Lélé
Hôtel Marabou
Hôtel Villa créole

Delmas
Restaurant chez Gétro
Barbaco Night club
Chandelier Night club
King's Club

Carrefour
Aux Calebasses
Banda Night club
Land sur vert
Méridien Night club
Libellule Night club
Domaine idéal
Dan Pétro Night club
Palladium Night club
Paradis des amis
Riviera Hôtel
Simbie Night club

Nous espérons un jour les gens concernés et victimes mettent ce sujet sur le tapis afin que ce galvaudage des bals touchent à sa fin.

Par Nazaire "Nazario" JOINVILLE


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